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mercredi 15 septembre 2010

HELP !

La fouine est vraiment un salopard.

Depuis la semaine dernière, il (je vais dire "il" car les seuls mots me venant à l'esprit ne sont que des insultes plus ou moins fleurie et qui pourrait choquer certains d'entre vous...) veut me faire virer.

Et il pourrait bien réussir s'il continue.

J'avoue ne pas m'en être méfier, je pensais qu'il était occupé à faire son petit travail de mythomane auprès de l'équipe. En fait, non. Ce *censuré* ne m'informe de rien, cherche à pourrir l'indice matière première en jetant plus que de raison soit en produisant trop, soit en ne produisant pas assez ce qui à pour conséquence de faire des clients mécontents.

A celà, il ajoute de la désinformation constante auprès des équipes, ce qui fout une ambiance de merde impensable.

J'avoue encore une fois ne pas m'en être méfier. Et le pire, c'est qu'il ne laisse jamais aucune traces, jamais d'indices, jamais de preuves qui puissent m'aider à le foutre dehors...

Voilà donc mon message :

AIDEZ-MOI !!

Si vous arriviez à me donner l'astuce pour que je puisse le foutre dehors, vous me seriez d'un grand secours !

dimanche 16 mai 2010

du boulot, de la maison, du voyage...

Oui, ca fait longtemps que je n'ai pas écrit, et je m'en excuse (quoique non en fait.)

Je n'ai pas trop trop le temps car, bientôt, je pars en vacances à Madagascar (j'essayerais de faire un reportage photo ou un truc dans le genre...)

Sinon ! Je vais résumer la situation rapidement :

- Au taf : Mes cuistots ont encore fait une connerie, et j'étais décidé à les dépouiller, et aussi et surtout à rabaisser la fouine plus bas qu'à terre. Mais j'ai eu beau les abattre (notamment Kiki, qui a prit très cher...) La fouine à réussi à m'entrainer dans son jeu (putain, qu'il est bon parleur dans l'urgence... on dirait moi) et je n'ai pas réussi à l'avoir (tant pis, je me donne deux semaines pour l'avoir !)

- A la maison : Ma belle soeur (il faudrait vraiment trouver une autre appellation... Appelons là connasse-chieuse-crétine... TripleC !) est arrivé chez moi avec son pleureur de gosse qui démonte tout les jouets de mon gamin, ce qui à le don de m'énerver (l'arrivée et le gosse m'énerve.) Heureusement, un super pote passait par là et nous avons pu faire du vélo le samedi. Et il faut retenir un truc : boire du rhum après 2-3 heures de vélo, ca donne de très très grosse crampes dans les jambes le lendemain.

Ce dimanche (le matin en question) j'ai conduit Madame, gamin, TripleC et son chialeur de gosse à l'aéroport pour que tout ce petit monde partent à Madagascar (Madame part défricher le terrain pour mon arrivée...) Et  me voilà donc complètement seul depuis ce matin, et voilà de point de ce post : Pourquoi, lorsque j'ai les gosses autour de moi, j'ai envi d'en prendre un pour taper sur l'autre, mais que lorsque mon gamin n'est pas là, je m'ennui à mourir ?

C'est très compliqué comme sensation, autant j'adore être seul à la maison de temps en temps, autant là... Je m'ennui vraiment beaucoup, beaucoup beaucoup...

Si quelqu'un à une explication, je veux bien son avis.

vendredi 30 avril 2010

De l'inventaire, du congel et du lol...

Oui, c'est vendredi 30 avril, bientôt le mois de mai, et je vous informe que le 28 mai, je pars un mois pour Madagascar avec Madame et Gamin.

Mais le point important de chaque fin de mois, en restauration, c'est l'inventaire...

Un moment de bonheur rare qui dure entre 2 et 5 heures, selon la taille du resto et surtout de ses réserves, à compter, compter, et compter encore les sachets de sel, les bouteilles de vin (selon l'origine voir parfois selon l'année...) ET point d'orgue de l'inventaire : le congelateur ! (le congel, ou le congélo pour les intimes)

Car oui, le congel, c'est le must de l'inventaire, car en général, c'est l'une des reserves les plus grandes (en tout cas, partout où j'ai bossé) et c'est surtout l'endroit le moins bien rangé. Et oui, il y fait tellement froid (-20° avec trois gros ventilateurs qui soufflent juste sur ta figure ou dans ton cou pour les plus grands. OUI le cou, pas le c*l !) que lorsqu'il faut décharger les livraisons, tout le monde (je dis bien tout le monde) balance la came au plus vite pour ne pas avoir à se geler le cul (là, je l'ai dis !) dans cette pièce de la mort qui tue, du rhume et du nez qui coule.

Donc, c'est toujours le bordel dans ce congel. SAUF ! que si vous aviez lu ça, vous sauriez que maintenant, c'est moi qui fait les commandes. Et donc, j'ai fais mon maximum pour que ce vendredi, il y ai le moins de marchandises possible dans le congel (et dans toutes les autres réserves en général...)

Et là, je vous vois penser : "Mais alors pourquoi du lol ? T'es con aussi de nous mettre des titres de merde comme ça !"

Et bien parce que si vous aviez lu ça, vous sauriez que Fouine est un gros con. Car à l'heure de la pause (quand je vous dis que je suis gentil parfois ! La preuve, ils peuvent prendre des pauses...) Fouine m'informe que le congel est vide, je feins l'ignorance et déclare devant les autres que c'est une bonne nouvelle. Ce à quoi il continue en me disant que le fournisseur devrait livrer vers 10h, et que ça serait bien que je fasse l'inventaire avant la livraison... (c'est sur que c'est un super conseil, surtout quand je pense à cet instant que mes listings sont déjà imprimé et que je comptais m'y rendre après la pause... Mais bon, je suis décidé à faire dans le social... Parfois...)

Je descends donc dans les réserves après la pause et entame mon mini-inventaire. Puis je remonte dans le bureau pour refaire mon taf administratif, trop longtemps abandonné et qui me réclamait à corps et à cris... Là, je tombe sur ma Fouine en train de faire je ne sais trop quoi sur son pc (il va vraiment falloir que je lui enlève pour prendre totalement possession de mon bureau)

Après quelques instants, il se lève et retourne en cuisine (il supporte difficilement mes questions sur ses travaux) Je me réjouis donc de ce moment de solitude au combien trop rare et là, j'ai une Lunatic hilare qui entre pour me demander d'un air complice "Mais pourquoi La Fouine dit à qui veut l'entendre qu'il vient de faire l'inventaire du congel pour vous, car vous ne vous sentiez pas bien ?"

Silence entendu puis éclats de rire...

Parfois, le bonheur, ça se résume à ça, une pincée de mythomanie et un public à qui on ne la fait plus...

Et pendant que j'écris ce post, Lunatic vient de revenir dans le bureau pour gueuler car elle n'est pas d'accord avec le système d'heures et de paye. Pour elle, si elle fait des heures supp' et qu'on lui paye, elle est d'accord, mais si une autre employé fait moins d'heure qu'elle elle veut qu'on lui paye la différence... N'importe quoi donc... Quand je vous dis que je m'amuse dans mon boulot... Comment voulez-vous que je sois sympa après ça ?

vendredi 19 mars 2010

L'entretien individuel d'une fouine...




Des entretiens, c'est sympa, c'est là ou on découvre un peu plus les gens. Des timides demandent des augmentations, des gueulards deviennent des agneaux, bref, en général, les masques tombent.

Et là, aujourd'hui, c'était au tour de ma fouine...

Je me suis bien préparé comme il faut, j'ai préparé mes charges, mes réponses toutes faites, les éventuels questions qu'il pourrait me poser, mes pièges (je vous avez déjà dis que je suis un salaud ?) J'étais au taquet !!!

et puis...

Rien...

Reprenons convenablement, et ensemble le rôle d'un chef de cuisine selon wikipédia :

Pour ceux qui n'ont pas envi de cliquer, je résume ici :



"Le chef cuisinier a généralement pour tâches :
  • L’élaboration des menus, éventuellement la création de nouveaux plats.
  • La gestion des budgets d’approvisionnement en produits frais en fonction des perspectives de demande et de perte.
  • L’approvisionnement en produits de qualité qu’il va souvent lui même sélectionner chez des fournisseurs choisis et acheter dès l’ouverture desmarchés avant d’entrer en cuisine.
  • La supervision des cuisines, donne les instructions comme responsable de la préparation des plats.
  • L’encadrement du personnel de la cuisine d’un restaurant ou d’un service de restauration.
  • La surveillance de la qualité du travail de son équipe et de la satisfaction de ses clients.
  • La formation et la transmission de savoir aux apprentis et au personnel.
  • La gestion de la motivation et de l’épanouissement professionnel de son personnel.
  • Le respect des règles d’hygiène et des normes de qualité et de sécurité de travail."



Et maintenant, le déroulement de cet entretien :
Moi : "Allez-y, je vous écoute, racontez moi comment vous avez vécu cette année écoulée."
Fouine : "Ben... Tout va bien, j'aime mon métier, tout se passe bien"
M : "C'est tout ?"
F : "Oui..."
M : "Bon, moi, je vous reproche d'être incapable de faire baisser l'indice matière première. Je vous reproche de vous échapper de vos responsabilités sous le prétexte : "c'est pas moi, c'est lui." Je vous reproche de ne pas gérer l'équipe en mon absence, Je vous reproche d'acheter des produits trop cher en mon absence. Que répondez-vous ?"
F : "C'est vrai que l'indice baisse pas... Et c'est vrai que je ne suis pas assez sur le terrain..."
M : "Donc, voilà, maintenant, c'est moi qui vais faire les menus, les commandes, gérer les fournisseurs."
F : "Ok... Et moi ?"
M : "Vous, vous gérerez l'hygiène, et contrôlerez que tout le monde prend bien la température des produits.
F : "Ok, A si, j'ai un truc qui me plait pas trop..."
M : "Je vous écoute, je suis là pour ça !" (A cet instant, je pensais qu'il allait au moins s'énerver, ou tout du moins me dire un truc pour que MOI je m'énerve !)
F : "Ben... De temps en temps, vous êtes trop directif, et ça nous fait peur... Et sur le service, quand vous faites le service au chaud, et bien vous ne dites pas merci quand on vous apporte un plat..."
M : "Vous voulez aussi qu'on se roule des pelles dès que vous faites votre boulot ?" (J'avoue que j'ai été méchant là...)
F : "Non... Ben non... Mais bon... Après, Kiki boude..."
M : "Si kiki boude, qu'il vienne me voir. Je lui en parlerais à son entretien..."


Voilà...

En gros...

De 10h à 11h30, je l'ai mis mal à l'aise, il ne m'a jamais regardé dans les yeux, et il à toujours été d'accord avec moi. Je lui aurais demandé de passer sous le bureau, il l'aurait fait et m'aurait peut être dit merci après...

J'aurais presque préféré qu'il soit grognon...

vendredi 5 mars 2010

Fouine est gros con

Oui ! Fouine est un gros con.

Faisons un peu de théorie (là, je vois déjà ceux qui ont/avaient leur place réservée dans le fond de la classe commencer à s'endormir, ils ont tort !) 
- Prenons un gars qui travaille depuis 30 ans dans la même boite. ce mec à gravi tout les échelons, d'éplucheur de patates à chef de cuisine. Admettons que ce mec à réussi à monter en poussant gentiment ses rivaux vers la sortie en leurs sabotant le boulot. Bref, il arrive au poste de chef de cuisine, il aide au moins une fois chaque employés pour bien qu'ils se sentent redevables (notamment en construisant la maison du second de cuisine...) et leur file de temps en temps un peu de bouffe pour bien les tenir par les couilles.

Admettons maintenant qu'il se mette bien potes avec les télé-vendeuses des fournisseurs pour de temps en temps avoir un peu de gratuités, gratuités qu'il se mettra bien évidemment dans le coffre de sa bagnole. Bref ! il se retrouve avec une situation plus que confortable puisque si l'indice matière première (le nerf de la guerre en restauration) ne baisse pas ou augmente, c'est le patron qui trinque, et jamais lui (preuve : 3 patrons en 4 ans...)

Et là, c'est le drame pour lui. Lui qui se sentait intouchable, il cesse d'être délégué syndical (poussé par une fille aux dents plus longue) et ne fait plus partie du Comité d'Entreprise (grand messe des planqués.)

Deuxième drame pour lui, il passe sous les ordres d'un grand patron qui est plus intouchable que lui et qui est réputé pour mettre dehors tout ceux qui l'emmerde. 

Troisième drame pour lui (mais il vient juste de s'en rendre compte) Son supérieur hiérarchique devient : MOI...

Au début, il me flatte, fait de la vantardise, me lèche les bottes, est "force de proposition" (j'adore cette expression) en pensant que je ne vais rien voir et le laisser faire ses conneries. Je met doucement en place un contrôle matière première, il m'applaudi. Je lui confie la création des menus, la gestion des commandes, je lui installe un bureau et un pc dans mon bureau (afin essentiellement que je puisse le surveiller aussi...) et j'observe.

Mes conclusions :
- Il raconte toute les conneries possible aux autres employés pour leurs faire peur et pour qu'ils soient à sa botte
- Il pense me faire croire qu'il fait des économies en me proposant un menu pas cher par semaine. Hors, en mon absence ou le soir, il fait des "menus de gala" (magret de canard, saumon fumé, jambon de bayonne en veux tu en voilà...) au self. Pourquoi me demandez-vous ? Pour moi, il le fait pour que les clients l'apprécie, et surtout pour en embarquer plus de la moitié pour chez lui en fin de service !
- lorsque je lui annonce que l'indice ne baisse pas (et je fais très bien le mec paniqué ou inquiet...) il est aussi très inquiet et met la pression sur les autres employés (sans changer de méthode, il continue de piquer de la bouffe et de gaver les autres dans mon dos...)
- il me pique de la bouffe (vous l'aviez déjà noté ?)
- en son absence, il prépare les menus à l'avance, tout en prenant soin de ne pas mettre assez de marchandise pour que les autres se galèrent, qu'ils soient dans la galère et que les clients gueulent... en gros, sans lui, c'est la merde, pensent les clients.

Alors en sachant cela, que feriez-vous à ma place à part lui retirer les commandes et les menus, et surtout bien communiquer auprès des autres employés pour le discréditer, lui retirer son influence et l'isoler.

Le plus important est de lui mettre la pression, lui faire peur sans cesse et le mettre en danger. Comme ça, il ralentira ses "petites affaires" et si il continue, il fera peut être un jour l'erreur fatale !

mercredi 3 février 2010

Retour en enfer

Putain, mais vous êtes tous une vraie bande de cons !
Vous me faites chier, allez tous vous faire fistfucker !
Alfie, mardi 2/02/2010 à 12h


Oui, ça y est, enfin. Après une visite médicale de reprise qui tient plus de la comédie que du sérieux, me revoilà à mon poste de gérant du restaurant.

Mardi : J'arrive à 7h45 et déjà, c'est le drame. La RRH (ne pas confondre avec Vampira, la Drh) veut à tout prix qu'on se voit pour faire un planning au mois plutôt qu'à la semaine, because il y a eu une réunion entre Patron, les employés et elle, et qu'ils ont fait part de leurs mécontentement quand au planning (ça fait 1 an et demi que je fais le planning, que j'écoute le moindre de leurs petits soucis, que je m'adapte pour eux, et ils râlent ???) Donc, il faut que je vois Madame, problème, elle pose son rendez-vous en même temps que ma visite de reprise à 10h30.
"Pas grâve, tu y vas, nous ont fait ça tranquille avec ta secrétaire, et quand tu reviens, on t'expliquera..."
J'adore quand quelqu'un fait mon boulot et qu'en plus, il me l'explique après, genre "ce que tu fais d'habitude, c'est de la merde"

9h : plus de monnaies dans la caisse, je me décide à aller à la banque dans la foulée de la visite médicale. Je chasse le Directeur financier comme un colon isralien chasse le palestinien et parviens à lui soutirer 300 euros. (note pour plus tard : cesser la blague du "Merci, maintenant, je peux aller aux putes !" Surtout quand il y a le commissaire au compte derrière la porte...)

10h30 : visite médicale de reprise après mon entorse à la cheville gauche (l'emplacement est important) l'infirmière me demande un échantillon d'urine et mon carnet de vaccination (???) je lui dit que je n'ai rien de tout cela sur moi, ce à quoi elle me renvoi dans la salle d'attente.

11h : le médecin me reçoit et me fait lire les lettres au tableau, me pèse, prend ma tension et mon rythme cardiaque... Je m'exécute sans dire un mot. A la question : "Avez-vous eu des problèmes de santé rescemment ?" Je lui répond un "oui, une petite entorse à la cheville, mais rien de grave."
sur le papier, il m'écrit un joyeux "Apte, mais il faut faire attention dans les chemins accidentés..." Et c'est tellement vrai... Une salle de restaurant, c'est quand même Space mountain à traverser !

11h30 : Repas du perso avant le service, je me décide à faire un tour dans la cuisine et dans les réserves. Il n'y à plus aucun suivi hygiène, plus de feuilles de température, aucun frigos n'est rangé, les menus ne sont pas fait, les lumières dans la salle à manger ne sont pas allumées, bref, c'est le bordel. Je me décide donc à pousser la première gueulante de la journée. (voir plus haut)

12h : Au lieu de retourner dans mon burlingue, je décide de rester sur le service du self pour les observer. Là, j'observe le calme plat, le silence et la tranquillité. Au passage, la caissière me glissera un petit "ça faisait longtemps que ce n'était plus aussi calme ici." Je décide donc de remettre une deuxième couche sur les cuisiniers en leur mettant leur gros nez dans leur merde de cuisine.

15h : Je savais qu'en mon absence, les kikis se barraient tous en douce à 14h30. Etrangement, à 15h, ils sont encore tous là sauf Simplet, qui est peut être même parti avant 14h... Je sens malgré tout une tension... comme une envie de partir en courant retenue par ma seule présence...

16h : J'attaque l'inventaire, les kikis sont toujours là... je plussoie

16h30 : L'assistant de la rrh veut que je vienne voir ce qu'ils ont fait avec le planning (et ça me gave car je n'ai pas fini l'inventaire que je suis obligé de faire un 2 plutôt que le 1er tout ça parce qu'ils m'ont mit en rtt le 1er car le médecin du travail ne pouvait pas me recevoir ce 1er et comme c'est une reprise avant la fin de l'arrêt, il faut qu'il me voit le jour même et tout ça sans respirer !)

16h35 : Je vais voir l'assistant rrh (oui, il faut 5 minutes de silence gêné pour me faire cèder...) je tombe finalement dans le bureau de Patron avec la rrh afin de voir le planning. Devant ma sale gueule renfrognée (c'est sympa comme mot ça : renfrogné) mon patron pète un cable et m'engueule :
"C'est le moment de se dire les choses, si tu as un truc à me dire, vas-y !"
"C'est juste que je suis occuper, qu'il y a le feu partout et que ce n'est pas pressé de voir ça"
"Si justement, c'est pressant, moi aussi j'ai du taf, alors c'est comme ça." (vous noterez la délicatesse dans nos discussion... Mais je l'adore, au moins, on sait où on en est avec lui.)

La rrh fait sa démonstration qui en fait n'est que le tableau excel que je tiens chaque semaine, mis au mois, avec deux trois formules de calcul qui n'arrange qu'elle et dont tout le monde se fout.
"Grâce à ça... bla bla blabla..." (je ne me souviens plus, j'étais les yeux plongé vers le tableau, en imaginant une façon de pouvoir enfin lécher mon coude)
"Oui, en fait, c'est comme avant, mais au mois"
"Oui !"
"Mais il faudra refaire chaque semaine le planning car il doit être mis à jour en fonction des évolutions du nombre de clients prévu"
"Oui."
"Donc ça revient au même mais au mois et en plus long"
"... euh... Oui !"

Et ce matin, j'ai fait cette jolie présentation à l'équipe, en y croyant, et en leurs prouvant que c'était mieux pour eux et pour nous tous, qu'il n'y aurait plus jamais de disparités (calcul fait par la rrh : le plus gros écart d'heures entre les personnes en 1 mois est d'1h30... CA C'EST DE LA DISPARITE !!!) J'étais tellement convaincant que j'y croyais moi même. Depuis, La fouine cherche par tout les moyens à remettre en question le "nouveau" planning, me cire les pompes en me disant que c'était mieux quand je le faisais (je le fais et le ferais toujours, mais bon...) et qu'il ne comprenait pas pourquoi il y avait eu cette réunion (en même temps, mec, c'est la deuxième, donc, si tu ne comprend toujours pas...) Au point que tout à l'heure, il à rangé mon bureau et classé mes papiers... Je pense que si je lui avais demandé gentiment, il serait passé sous le bureau.

La prochaine fois, je vous raconte les aventures de la fouine qui se fait gauler à piquer de la bouffe dans les frigos et à faire chier son monde...

vendredi 11 décembre 2009

La guerre du feu (1er partie : la présentation des lapins)

Dans toutes les entreprises où j'ai eu le bonheur/loisir/horreur/malheur (rayer les mentions inutiles) de travailler, j'ai toujours eu à faire face à devoir gérer "LES CLANS"

phénomène incroyable du monde de l'entreprise, aussi sympa que puissent être les gens individuellement (traduction : du plus con au plus sympa) en entreprise, les gens semblent avoir besoin de se réunir en "Clan" et de détester ceux qui en sont exclus.

Le clan existe dès que dans un groupe, deux personnes deviennent ami(e)s (j'ajoute volontairement le "e" car de mon expérience, ca démarre toujours par les filles)

Exemple pris chez mes lapins de laboratoire (je ne dirais pas rats car ils sont trop mignons pour ça, que je déteste les rats, et qu'ils ne méritent pas (encore) mon courroux) Je précise pour la comprehension de ce qui va suivre que nous travaillons dans un restaurant d'entreprise, et que je ne vais me baser que sur le service restauration, parce que si je dois inclure l'hebergement, ca va être la merde...

1 - Présentation de mes lapins :
La fouine : C'est le chef de la cuisine, il est en quelque sorte mon second. Il à 57 ans, travaille ici depuis plus de 30 ans (donc, il n'a connu aucune autre boite...) il y a commencé comme aide cuisinier puis à gravit les échelons à force de courage, de travail et surtout de coups fourrés. En tant que fouine, il cherche à diviser toute l'équipe (qui en a une peur bleue, aller savoir pourquoi... J'ai pas encore trouvé.) Il est toujours d'accord avec moi, fait ce que je lui demande et cherche toujours à faire son petit business par derrière (genre, il fait un buffet à son compte, mais fait ses courses dans mes frigos)

Le kiki : J'essaye de lui trouver un autre nom, mais j'en ai pas. Introverti, ne parle pas avec ceux qu'il ne connait pas, est si discret qu'il peu disparaitre juste à coté de toi sans même savoir qu'il était là. Par contre, il se lache avec les filles de salle, les traite de connasses, feignasses et autres mots doux en "asses". divorcé à trois reprises (ca se comprend...) il à toujours été plumé par ses ex. Il est le seul que je connaisse à s'être fait viré 3 fois de "Meetic.com" pour insulte auprès des femmes. Son excuse : "Ben ouais, mais elles me répondaient jamais" En même temps, il pense que les femmes de meetic sont devant le pc 24/24...

Simplet : Je l'aime bien simplet. Non pas parce que c'est moi qui l'ai recruté, mais parce que c'est le vrai simplet. J'aurais pu l'appeler "pas de bol" mais je préfére simplet parce qu'il se fait toujours baiser. Pour la petite histoire à son propos, disons que j'ai une catégorie de client qui à à peu prêt son age (22 ans) et qui passent des bacs +2 ou +5. Et ces étudiants sont des cons, vu qu'ils foutent à chaque fois la merde, cassent, et détériore le site, mais leurs Direction les "excuses" car elle à peur qu'ils s'en aillent ailleurs... La seule fois où j'ai voulu faire des contrôles sur un lendemain de fête estudiantine, Simplet s'était fait invité, bourré la gueule au whisky et autres, et il à participé à toutes les conneries qui ont pu être faite... résultat, je n'ai jamais pu virer d'étudiants...

Bleu : c'est une femme, elle aide en cuisine. Elle s'appelle bleu car il y a bleu dans son prénom et qu'elle "adore le bleu". Bleu est une femme d'une quarantaine d'années avec une grosse paire de couilles et une grande gueule. Mariée, 3 enfants (je crois) elle à la faculté de râler tout en se marrant avec sa copine. Bleu est la seule personne à être entré dans mon bureau dès ma première semaine, s'assoir devant moi et me dire : "Soit vous me dites que je fais du bon boulot, soit vous me dite que je fais de la merde. Mais faut pas tourner autour du pot, faut s'assoir dessus et faire dedans !"
Résultat, notre relation est très franche. Mais le jour où je lui et fait un reproche, elle n'a rien répondu et il lui à fallu 2 semaines à bouder avant de venir râler à nouveau...

Maman : C'est la copine à Bleu. Elle bosse dans le self. Pour elle, tout les clients sont ses enfants, ca en devient même maladif. dite à Maman que vous êtes en manque d'argent, elle vous donnera son salaire, même si elle vous fait une réflexion, elle vous le donnera de bon coeur. Maman est tellement dans cette recherche d'amour qu'elle accepte tout, fait tout, se laisse marcher dessus, au point d'être parfois dans un état proche de la folie...

Lunatic : Une dingue. Lunatic pourrait être une super bosseuse, mais elle s'ennuie. En fait, lorsqu'il n'y a pas de boulot, elle s'ennuie et prend peur pour "au cas où on va fermer." Dès qu'il y a un peu de boulot, elle prend peur et/ou gueule pour avoir de l'aide "parce-ce-que-sinon-on-va-jamais-s'en-sortir" En fait, pour avoir la paix avec Lunatic, il faut lui donner du boulot "à côté" c'est à dire, un truc qui la rend différente des autres, qui lui appartient et que "seule elle est capable de faire." Pour l'instant, je l'ai mise "responsable des produits d'entretiens." Depuis, plus personnes ne piquent de produits, je ne perd plus d'argent et mieux, elle fait chier le service hebergement (je posterais uniquement pour ce service qui en merite un à part entière.)

Transpi : Ca c'est méchant comme surnom, mais c'est un peu ma femme qui me l'a soufflé. Ca vient d'une soirée de fin d'année avec toute l'équipe, et transpi avait du oublié de mettre du déo avant de venir... Ce qui fait que vers 22h... ben on savait qu'il était 22h... Transpi est une bosseuse de première, qui fait son taf dans son coin, s'entend avec tout le monde et surtout, le jour ou elle pourra se barrer et dire aux autres d'aller se faire foutre, elle le fera car elle sait (et je suis d'accord avec elle) qu'elle est meilleur que les autres.

La chatelaine : C'est la plus vieille du groupe. En fait, le matin, elle est femme de chambre, et dès 11h30, elle se transforme en plongeuse (celle qui lave la vaisselle) Pendant plus de 30 ans, elle était femme de chambre dans le batiment que l'on appelle communément "le chateau." D'où son surnom. Lorsque j'ai repris l'ensemble des femmes de chambre, j'ai décidé qu'il fallait les faire tourner dans tout les batiments pour éviter qu'elles ne gardent leurs mauvaises habitudes, et surtout pour les éloigner de leurs anciens "patrons" respectifs. La chatelaine donnerait sa chemise pour une autre chemise. Dans trois ans elle part à la retraite, alors elle lève le pied et n'ira qu'à son rythme et surtout pas plus vite.